mardi 6 juin 2006

La "Démol"

J'ai assisté, cette fin de semaine, à une démolition, ou comme on dit dans mon coin de pays, à la "démol". Vous savez, six voitures dans un enclos de béton qui se rentrent dedans jusqu’à ce qu’une seule puisse encore rouler ? Dans le village où j’habite, c’est la grosse attraction de l'année. Je dois avouer que c’est impressionnant : tôle froissée, chocs de métal hurlant, boucane bleue, fumée noire, odeur d’essence et de pneus carbonisés… durant quatre heures ! Étant donné mon état de paradoxe vivant, j’oscillais entre deux pensées diamétralement opposées : Mon petit cynique intérieur marmonnait sans cesse : « Ouf ! Des milliers d’années d’évolution humaine pour en arriver à ça… ». Mais mon petit hédoniste de poche chuchotait en riant : « De la bière, des belles filles, des gros chars (en roulant ses « r »), ça décoince ! Nietzsche ne serait certainement pas devenu fou à lier s’il avait assisté avec plaisir à un tel spectacle ». C'est l’hédoniste qui a gagné.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire