samedi 16 mai 2009

On est rendu là !

"La demi-instruction est ce que l'on a trouvé de mieux
pour rendre dangereux les imbéciles".
Édouard Herriot, Notes et Maximes

J'ai bien peur que la grippe porcine ne soit passée date. Le nouveau danger : les écureuils !
J'ai beau le revoir (ça fait trois fois), je n'en crois pas mes oreilles et mes yeux. Si vous ne riez pas (ou ne pleurez pas) en écoutant cette montée de lait de Jean-Luc Mongrain, je vous redonne votre argent.
Le plus drôle, c'est que "ces gens-là", comme chantait Brel, ont des titres, des "positions", comme disait la mère d'un de mes amis.

mercredi 29 avril 2009

La nouvelle peur

On en parle partout. La peur à la mode, nouvelle, améliorée, sans gras trans et avec Omega-3, c'est la grippe porcine (prononcer avec trémolos dans la voix). Les médias ont enfin quelque chose à se mettre sous la dent; leurs fidèles lecteurs sont contents : ils auront de quoi braire à la pause.

Quoi ? Cette fois c'est vrai ? On va tous mourir ?

Je le savais déjà...

mardi 7 avril 2009

Heil Obama !

L'étude de l'Histoire prouve hors de tout doute qu'il est très difficile de voir les courants et les marées qui mènent à ce que nous croyons toujours pouvoir prévenir. C'est que l'horreur a de nombreux visages et les plus subtils d'entre eux étant ceux qui ont l'apparence de la noblesse, de l'altruisme, voire de la beauté.

L'étude de l'Histoire enseigne aussi que les hommes craignent la liberté et sont terrifiés par la solitude. C'est pourquoi ils s'agglutinent, s'associent, se combinent, se coalisent, se liguent, s'unissent. Peu importe pour quoi, peu importe comment. N'importe quoi, n'importe comment. Ça fait peur.

Voir The Presidential Pledge

Tous ces millionnaires qui servent leur petite morale de salon est terrifiante. Nerveux ? Visionnez la parodie, ça va vous détendre.

mercredi 1 avril 2009

Messages fantômes

Un de mes plus assidus lecteurs me demande pourquoi j'ai retiré certains de mes messages... J'ai failli tomber de ma chaise. Ce que j'écris ici et ailleurs, je l'écris avec mon sang et ne saurais, sur un coup de tête ou une nouvelle brise, le renier d'aucune manière. Je vérifie donc le blogue et réalise qu'il a raison : des messages n'apparaissent pas ! Après m'être cassé la tête quelques minutes, j'ai compris de quoi il s'agit. Il semble que ce ne soit qu'Internet Explorer qui pose problème. Avec le navigateur Firefox, tous les messages apparaissent. Pourquoi certains messages n'apparaissent-ils pas avec Explorer ? Il y a plusieurs façon de rédiger un texte pour un blogue (traitement texte, plateforme de blogue, plateforme de l'hébergeur). Or, il semblerait que le navigateur de Microsoft n'aime pas certaines façons de publier. Je vais donc tâcher, à l'avenir, de publier en respectant la sensibilité de Microsoft... C'est l'histoire de cette compagnie, la première au monde sans doute, où c'est toujours le client qui doit s'habituer au commerçant...!

dimanche 22 mars 2009

Apartés

Il n'y a qu'une seule façon de dire à quelqu'un que ce qu'il est dans son entièreté est une réfutation incontestable de la théorie de l'évolution.
*
Le plus drôle, avec la pandémie de diarrhée informationnelle qui sévit partout, c'est qu'ils sont de plus en plus nombreux à ne connaître rien sur à peu près tout.
*
Ils nomment cela "la démocratisation de la culture", mais ce n'est en réalité que le fascisme de l'inculture.

vendredi 20 mars 2009

Du Red Bull et du Crashed Ice


« Toute l'intelligence du monde est impuissante
contre une idiotie à la mode ».
- Anonyme -

«
C'est là le fond de toute politique, panem et circenses,
et l'art de gouverner les peuples se réduit en dernier lieu
à l'art d'empêcher qu'ils ne s'ennuient. »
- Revue de Paris -


Le sort en est jeté ! Le Red Bull Crashed Ice reviendra à Québec en 2010. L'homo festivus, pour reprendre l'expression de Philippe Muray, triomphe sur toute la ligne encore une fois.

Le maire du cirque, Régis Labaume, se frotte déjà les mains en pensant à tout ce bel argent qui tombera du ciel tandis que d'énergiques et caféinés citoyens du monde dévaleront une côte glacée sous le regard émerveillé d'une foule en délire devant tant de spectaculaire spectaculaire. Debout en équilibre sur un ballon, le politicien-commerçant Labaume jonglera-t-il avec quelques canettes de Red Bull en ouverture ? Cela ne surprendrait personne et, il faut l'avouer franchement, ajouterait encore un peu plus d'intelligence et de grâce à l'événement qui est un must pour les véritables propriétaires de la cité, que l'on nomme aussi commerçants quand la novlangue régit le discours, c'est-à-dire tout le temps.

Les citoyens de la côte de la Montagne brimés par l'événement ne doivent pas s'étonner outre mesure de cette conclusion qui suit parfaitement la ligne politique du fricotourisme opérant depuis le début du 400e, au grand bonheur de tous ces banlieusards qui s'ennuient tant dans leur travail et leur vie. Ils viendront d'ailleurs en nombre descendre quelques canettes énergétiques et s'agglutiner le plus près possible pour voir, avant de retourner paisiblement déneiger leur entrée, écouter leur émission préférée, préparer leur souper-entre-amis ou faire toute autre activité conforme à leurs habitudes.

Au travail, le lundi matin, on discutera fort entre collègues de la chute d'untel et des acrobaties d'unetelle, soulevant au passage le triste sort que c'eut été de perdre cet événement majeur qui fait la joie des petits et grands, de sept à soixante-dix-sept ans. On mentionnera avec nostalgie « le spectacle de Paul » et, comme le soleil se couche le soir, chacun retournera à ses affaires, le sourire aux lèvres, l'esprit de communauté dans le cœur, avec l'impression viscérale de faire partie du grand spectacle de la vie. Merci Régis !

jeudi 19 mars 2009

Récupération spectaculaire

Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui, l'écrivaine Nicole Bélanger, ex-blonde de Dédé Fortin, dénonce la récupération mercantile de la vie d'André Fortin. Je n'ai pas vu le film Dédé à travers les brumes, mais j'ai l'intuition que Madame Bélanger est très près de la vérité. Ce ne serait pas la première fois que la société du spectacle effectue une chirurgie afin de faire entrer une image controversée dans sa petite grille commerciale.
S'ils ont fait de Nietzsche un nazi, ils peuvent tout faire.

Si un jour ce que j'écris était défiguré de la sorte pour plaire au public bêlant, j'espère qu'un de mes proches aura le courage de Nicole Bélanger.

Je me suis simpsonisé !

Voilà de quoi j'aurais l'air en Simpson !

Vous voulez essayer ? Rendez-vous ici.

lundi 16 mars 2009

Croire ou ne pas croire

Pour défendre le point de vue des athées et des agnostiques, l’Association humaniste du Québec a lancé une campagne avec ce slogan, que certains autobus de la STM affichent sur leur flanc : Dieu n’existe probablement pas. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie. On a vu ça et là quelques personnes s’en offusquer. D’aucuns, au contraire, voient la chose d’un bon œil. Le débat engendré par cette malhabile manœuvre est inutile.

Le néo-nihiliste contemporain y trouve évidemment son compte et applaudit ce nouveau spectacle qui soulage son ennui, mais l’affirmation n’en est pas moins intrinsèquement inepte. Elle sous-entend qu’en réglant la question de l’existence de Dieu une fois pour toutes, nous pourrions cesser de nous faire du souci et profiter de la vie. Ha ! Oui ? Est-ce à dire que l’absence de Dieu va payer les comptes, permettre d’échapper aux désirs et aux peurs ou empêcher le vieillissement, la maladie, la mort ? C’est, il me semble, escompter beaucoup du néant.

De leur côté, les croyants se vexent et disent, comme Martin Généreux dans Le Devoir du 16 mars 2009, que « Dieu existe. Alors, cessez de vous inquiéter et profitez de la vie ». C’est ce qu’on prêche dans à peu près tous les pays du monde depuis toujours, mais l’histoire des religions – c’est-à-dire de l’humanité en général – prouve au contraire que l’inquiétude et la peur croissent souvent avec l’usage... Que Dieu existe ou non, il y a toujours eu et il y aura toujours des petits maîtres pour gâcher l’existence du plus grand nombre. Ce Dieu qu’on a vendu partout n’a jamais rien fait pour empêcher les autorités, religieuses ou politiques, de ruiner la face du monde. Par ailleurs, on se demande de quel droit on pourrait nier l’incroyance et dénoncer ses inévitables manifestations. Ne prône-t-on pas l’existence de Dieu depuis des siècles en le publicisant avec des sabres, des menaces, des bûchers, de la torture, des actes terroristes en tous genres ? Et on s’offusquerait parce que quelques panneaux publicitaires affirment que Dieu n’existe pas ? En fait, ils n’osent même pas l’affirmer, le probablement venant court-circuiter le potentiel de l’énoncé. S’ils avaient vraiment eu le courage de leur croyance – car croire que Dieu n’existe pas est aussi croire –, ils auraient écrit : « Dieu n’existe pas. Faites ce que vous voulez ou pouvez, comme depuis toujours ». Mais l’usage de la liberté n’est pas facile pour tous, surtout quand l’imaginaire collectif est imprégné d’extrémistes de tout acabit, ces suppôts de Dieu qui ont laissé et laissent encore tant de sang dans leur sillage.

Quant à moi, je ne sais pas s’il existe un dieu. Je n’ai ni la certitude du charbonnier, ni la conviction de l’athée, car je crois avec Nietzsche que « les convictions sont des prisons ». En outre, que Dieu existe ou non, la question du sens de l’existence demeure, avec sa beauté et sa laideur. Cela dit, il m’arrive parfois d’envier ceux qui ont la force ou la faiblesse de croire en une existence supérieure ou de la nier totalement. Cela m’arrangerait, comme cela les arrange sans doute, consciemment ou non. C’est le pari mercantile de Pascal, mais à ce que l’on en sait, rien ne prouve à ce jour qu’il l’ait gagné ou perdu. Je préfère ne pas parier et vivre en libre penseur dans le risque d’une vérité angoissante plutôt que de me poser en croyant dans le risque d’un mensonge sécurisant.

vendredi 13 mars 2009

La drogue Dantec

C'est plus fort que moi, je ne peux m'empêcher de lire Maurice G. Dantec. Je sais, je sais, il dérape salement parfois. Je suis en désaccord total avec à peu près toutes ses opinions, mais il a ce petit quelque chose qui en fait incontestablement un polémiste doté d'une plume puissante. Le contrôle, Dantec ne connaît pas ça. C'est une qualité et un défaut. Il va loin, très loin et si bien que par moments, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire : on dirait un André Moreau qui aurait les couilles prises dans un piège à souris !

Nostradamours

Nostradamours
Nostradamours, après sa retraite en son Esplumoir.