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mardi 18 novembre 2008

Ô maîtres !

Rien de tel qu'une petite escapade dans la société du spectacle pour faire entendre la poésie. En outre, cette voix me dit quelque chose.

mercredi 10 septembre 2008

En souvenir de Geneviève Audet

Mortelle par qui l'évidence resurgit D'une vie d'attente et de souveraine fin. Trente-huit, était-ce juste ou trop tôt ? Que sais-je vraiment de ces appétits divins ? La caravane bienséante Roule sur ta dernière demeure de bois et de silence de lumière et d'ombre. Moi, encore, j'espérais le courage Au moins une fois d'être du nombre; Cocher d'un trait la bonne case : Impossible pour le sans crayon. Il reste des souvenirs vagues, Des idées emportées par la houle D'une mer vie de solitude, Sans voile, Sans gouvernail, J'avance entre deux bleus, Un clair, un sombre, Qui rappellent tes yeux.

lundi 2 juin 2008

Mon nouveau livre

J'ai le plaisir d'annoncer la sortie de mon nouveau livre ! Cliquez sur les images pour les voir en grand format.

mercredi 26 septembre 2007

Aux dieux de rosée

Des dieux légers pèsent sur nous de notre mortelle peur étonnés se mesurent à nos heures comptées oscillant de l’indifférence au courroux Et rompu en ce monde ébahi refais cent fois le chemin que déjà des milliers ont pris sous le même manteau-destinée Nulle prudence ne saurait garder de l’afflux naturel et sauvage qui grisonne mes heures perdues au désordre que je sème partout Reste à l’avenir cet enfant solitaire amoureux fou d’une jeune fille vie qu’il étreint importun dans le temps bien avant que viennent les adieux Mais les mots anciens ici retracés caressent en esprit l'âme affolée allez ! ris de ce monde de rosée juste avant que d’être évaporé

lundi 9 juillet 2007

Éveil tardif

Quand le prix de l'or n'aura plus cours
Que l'orage du gain sera passé
Qu'aura décliné le dernier jour
Ultime monnaie ramassée Lorsque l'armée du désespoir
Qui encercle depuis toujours
Vaincra celle des faux espoirs
Laissant en friche l'amour
Vous lèverez une fois la tête
L'esprit sobre, l'avarice ivre
Vous écriant le coeur en fête
Mon fils écrit des livres

lundi 4 juin 2007

Comptine

Ta di dou dam Je suis l'enfant de mon papa Je suis une grande personne Je fais ce que l'on dit de moi Ta di dou dam J'ai bien appris mes leçons Les petites étoiles dans mon cahier Elles sont maintenant dans mon chéquier Ta di dou dam Je suis quelqu'un de société Je coche ma liste d'épicevie Pas une étape je n'ai manquée Ta di dou dam Papa, maman sont fiers de moi Patron, susucre, je fais le beau Je donne la patte même sur le dos Ta di dou dam J'ai des idées plein la caboche Et des projets plein l'agenda C'est grâce à tous les médias Ta di dou dam Quand je me sens désespéré Que mon prozac est expiré Ma petite pilule c'est consommer Ta di dou dam Je suis l'enfant de ma maman Et maintenant que je suis grand Je fais ce que l'on rit de moi

jeudi 5 avril 2007

Juste une

Bouteilles débouchées Langues déliées Coudes qui se touchent En griller une Nuit insomnie Couverture enroulée Solitude paisible En griller une Phrase bien tournée Coup de pinceau juste Notes finement agencées En griller une Draps froissés Plaisirs humides Corps repus âmes pleines En griller une Discussions enflammées Propos justes Échange d’idées En griller une Feu de bois étoilé Cercle chaleur intime Aiguilles arrêtées En griller une Aube douce d’été Marches de galerie Pieds nus rosée En griller une Fumons

vendredi 23 mars 2007

Incorruptible

Si vous enlevez mon toit, je m’abriterai sous le ciel et m’éclairerai de la lune. Si vous ôtez mon pain, je nourrirai mon esprit. Si vous retirez mon encre, j’écrirai avec mon sang. Si vous arrachez ma langue, je penserai jusqu’à faire éclater vos esprits. Si vous coupez mes oreilles, j'entendrai encore vos paroles creuses. Si vous crevez mes yeux, je relirai ce qui est en mon esprit. Si vous m’assassinez, les mots que je trace reviendront vous hanter.

vendredi 15 décembre 2006

Salutations

Ô Dragon Qui pique ma poupée vaudou Quand je m'endoctrine Qui flanche ma vie De sécurité dans la nomalité Bourrasque rude Sur mer de lucidité Folie brute Dans camisole de peur Continue de souffler Ton feu de différence Ta flamme de conscience Ta fumée d'impatience Dragon qui veille Tandis que je m'endors Agite mon sommeil Vautré de mon trésor Salut ! ______________________________________________ Frères de feu et de sang Soeurs de fièvre et de bave Fils de flammes et de glaives Filles de rage et de fiel Vous de feu dans un corps de sang Vous de fièvre dans un esprit de bave Vous de flammes dans un coeur de glaives Vous de rage dans une âme de fiel Salut !

lundi 25 septembre 2006

Haïku

Le rouge sur les feuilles Le blanc sur les cheveux Même chanson d'automne

samedi 14 janvier 2006

ô maîtres (Hommage à Michèle Lalonde)

ô maîtres dites-nous encore une fois à coups de morale et de lois qu’il fait bon vivre en ce pays pour les fous du roi qui rampent dociles pareils à des serpents sans venin dans les listes d’attente de vos repêchages de misère ô maîtres excusez nos alcools bon marché nos vins de dépanneur et nos longues files de douleur chaque mois le premier parlez-nous encore une fois de cette chance égale pour tous quand tous ne sont que ceux qui ont déjà trop de tout imprimez votre propagande avec le sang de nos pères et la sueur de leurs fils qui dit haut et fort que tous ils avaient tord Miron, Lalonde, Gauvreau ô maîtres noyez-nous dans vos rêves naufragés de vos dollars que nous n’avons jamais vus que pour vous les remettre têtes baissées, corps rompus permettez-nous de donner intelligence et liberté en échange de vos titres de citoyen, père ou gradé ô maîtres pompez le non renouvelable jusqu’à plus soif nous sommes trop bêtes pour mériter d’être rassasiés aux sources de nos ancêtres mettez vos visages partout qu’on puisse voir vos dents plus blanches que notre ciel nous dire encore et encore votre joie de nous posséder ô maîtres de grâce laissez-nous perpétuer les traditions qui vous maintiennent les opinions qui vous confortent les valeurs qui vous renforcent dites-nous encore que Dieu est à votre image parfaite qu’il veut notre bien comme vous qui l’avez et toujours le voulez ajoutez des chaînes à vos réseaux nos poignets et nos chevilles mousser la gloire de quelques-uns pour nous cacher le pire ô maîtres quand notre sang séché notre bouche tarie de salive notre dos toujours courbé notre langue-racine coupée de nouveau seront animés en un mouvement de liberté plus rien ne pourrez saisir qu’en prenant à votre heure nos misères et nos peurs

mercredi 30 novembre 2005

L'entrevue

De vitesse ils m’ont pris Et le masque est tombé Et des faux nez Je suis le démasqué Gros gras gris Ils ne m’ont pas pris Gros gras gris Il fallait que je publie Gros gras gris Qu’à leur joug je me plie Trois faces de rats Et une tarte Deux rouges, un noir Et une varte Aux sourires crispés Que je connais si bien Saouls rires Sous-rires $ou$-rires Gros gras gris Ils m’ont évité Gros gras gris De leur ressembler Gros gras gris Je suis coloré